Comprendre, évaluer et gérer la douleur

Traitement des douleurs de dos avec actiTENS

Comprendre la douleur

Définition de la douleur

La douleur est définie par l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP) comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à, ou ressemblant à celle associée à, une lésion tissulaire réelle ou potentielle¹ ».

La douleur aiguë est un signal d’alarme physiologique nécessitant un traitement symptomatique et curatif pour la soulager et traiter la cause sous-jacente. Elle dure généralement moins de 6 semaines².

La douleur subaiguë persiste entre 6 semaines et 3 mois et présente un risque de chronicité. Sa gestion vise à soulager la douleur, traiter la cause sous-jacente et évaluer les facteurs de risque de chronicisation².

La douleur chronique est définie par l’IASP comme persistante pendant plus de 3 mois. Sa prise en charge vise principalement à réduire le handicap fonctionnel et à améliorer la qualité de vie du patient, plutôt que d’en rechercher la résolution complète².

Comprendre la douleur

Le trajet de la douleur³

Première étape : l’agression

Notre corps possède des récepteurs de douleur situés à la surface (peau, muqueuses) pour la sensibilité superficielle et dans les organes, os et articulations pour la sensibilité profonde. Lorsque ces récepteurs sont stimulés par une agression (comme une piqûre ou une brûlure), l’information est envoyée via les nerfs sensitifs.

Deuxième étape : la transmission

Les informations douloureuses voyagent par les nerfs sensitifs vers la moelle épinière, plus précisément vers la corne postérieure. De là, elles remontent vers le tronc cérébral, puis subissent un croisement : les douleurs du côté droit du corps sont traitées par le cerveau gauche et vice-versa.

Le processus de la douleur : schéma explicatif

Troisième étape : la réception

Le thalamus, situé dans le tronc cérébral, décode les signaux douloureux et les transmet au cerveau. Ce dernier utilise la mémoire pour interpréter et comprendre la source et la nature de la douleur, ce qui peut influencer l’intensité de la perception. La même douleur peut donc être perçue différemment d’une personne à l’autre.

Comment évaluer la douleur ?

Il n’existe pas d’examen biologique ou radiologique capable de mesurer objectivement la douleur. Par conséquent, il est indispensable d’évaluer son intensité afin de contrôler l’efficacité des traitements. Pour quantifier la douleur chez une personne capable de s’exprimer, trois méthodes sont principalement utilisées : l’échelle numérique, l’échelle visuelle analogique (EVA) et l’échelle verbale simple.

L'échelle numérique

Un outil d'évaluation de la douleur permettant au patient d'attribuer une note à l'intensité de sa douleur sur une échelle de 0 (absence de douleur) à 10 (douleur maximale imaginable).

L'échelle visuelle analogique

Un outil d'auto-évaluation de la douleur, présenté sous forme de réglette graduée à double face, permettant de mesurer et quantifier l'intensité de la douleur.

L'échelle verbale simple

Un outil proposant une série de 5 qualificatifs hiérarchisés allant de l'absence de douleur à une douleur intense, en passant par une douleur faible et modérée.

Echelle Numérique de mesure de la douleur

Évaluer la douleur

L'échelle numérique (EN)

Cette échelle d’évaluation permet au patient d’attribuer une note chiffrée à :

  • Sa douleur actuelle,
  • Sa douleur habituelle au cours des huit derniers jours,
  • La douleur la plus intense ressentie pendant cette période.

Le patient doit sélectionner une note de 0 à 10, où 0 représente l’absence de douleur et 10 la douleur maximale imaginable, afin de permettre une quantification précise de l’intensité pour chacun des trois types de douleur⁵.

Évaluer la douleur

L'échelle visuelle analogique (EVA)

Mise au point pour la cotation de la douleur par Huskisson en 1974, l’échelle visuelle analogique (EVA) est une échelle d’auto-évaluation, utilisée pour mesurer et quantifier l’intensité de la douleur.

L’échelle se présente sous forme de réglette à deux faces : une face graduée de 0 à 10 (cm) ou de 0 à 100 (mm), destinée au professionnel de santé, et une face visuelle avec un curseur allant de « pas de douleur » à « douleur maximale imaginable ». Le patient positionne le curseur selon son ressenti, ce qui permet au professionnel de quantifier et hiérarchiser la douleur perçue⁶.

Réglette évaluation douleur (EVA)
Echelle Verbale de la douleur

Évaluer la douleur

L'échelle verbale simple (EVS)

L’échelle verbale simple permet d’évaluer l’intensité de la douleur chez le patient à travers un score de 0 à 4, correspondant aux descriptions suivantes : 0 pour absence de douleur, 1 pour une douleur faible, 2 pour une douleur modérée, 3 pour une douleur intense et 4 pour une douleur extrêmement intense⁷.

Prendre en charge la douleur

actiTENS Mini est une alternative non médicamenteuse destinée à la prise en charge de la douleur.

actiTENS Mini est une solution innovante pour la prise en charge de la douleur, offrant une alternative non médicamenteuse grâce à la stimulation électrique transcutanée. Il permet de soulager efficacement⁸ la douleur tout en offrant une meilleure tolérance que les traitements pharmacologiques, avec des effets secondaires moins nombreux et moins sévères⁹.

Bibliographie

  1. Raja SN., et al. Nouvelle définition IASP de la douleur. PAIN, 2020.
  2. HAS Guide : Parcours de santé d’une personne présentant une douleur chronique. HAS, février 2023.
  3. IFSI Troyes. Document pédagogique sur la douleur : mécanismes, transmission et évaluation.
  4. Ministère des Solidarités et de la Santé. La douleur en questions. Document d’information, novembre 2004.
  5. SFETD – Société Française d’Étude et de Traitement de la Douleur. Notice : Échelle Numérique (EN) d’évaluation de la douleur. 2019.
  6. FibromyalgieSOS. Échelles d’auto‑évaluation de la douleur. Document d’information, mars 2012.
  7. CHU de Montpellier. Échelle Verbale Simple (EVS) – document d’évaluation de la douleur. CLUD – Cellule Douleur.
  8. Enquête InApp réalisée auprès de 183 patients – Soulagement efficace de la douleur et amélioration de la qualité de vie – SUBLIMED du 21 octobre au 25 novembre 2021.
  9. Maheu E., et al. Étude clinique Actitens® : comparaison avec les opioïdes faibles dans la gonarthrose chronique. Osteoarthritis and Cartilage, 2021. URL : https://www.oarsijournal.com/article/S1063-4584(21)00599-9/fulltext